HAUSSER Robert

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LEHMANN Philippe

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Des poteries pour tous les goûts !


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Un atelier expo qui va vous surprendre


SCHMITTER Fortuné

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Le potier qui personnalise vos cadeaux


SIEGFRIED Pierre

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Savoir-faire ancestral et nouvelles technologies


WEHRLING Peggy

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Notre passion : l'art populaire


La poterie d’Alsace, un art millénaire

En lisière de la forêt de Haguenau, Betschdorf et Soufflenheim cultivent l’art millénaire de la poterie. Deux histoires parallèles qui se rejoignent sur l’essentiel : la préservation d’un savoir-faire aussi ancien que précieux.

En Alsace, l’histoire des potiers est très ancienne. Dès l’époque de la pierre polie, on modelait l’argile de la Plaine du Rhin. Et en 1850, trente villages dans le Bas-Rhin se consacraient encore à cette activité. Aujourd’hui, il ne subsiste que deux centres importants : Betschdorf et Soufflenheim.

A Betschdorf, l'origine du grès remonte au 16ème siècle.

A Betschdorf, l’histoire raconte qu’au 16ème siècle, un potier allemand apporta avec lui le secret de la fabrication de la poterie de grès. Le village est rapidement devenu un centre de production. Ce développement connaît son apogée vers 1865, quand Betschdorf compte soixante poteries employant quelque 400 personnes. L’annexion de 1870 marque un coup d’arrêt. Un renouveau se produit après la première guerre mondiale quand, à côté d’objets traditionnels, quelques potiers s’orientent avec succès vers une céramique plus fine et richement décorée dont la production augmente d’année en année. Aujourd’hui, Betschdorf regroupe une dizaine d’ateliers qui produisent essentiellement de la poterie d’art, à couleur grise et bleue, si caractéristique.

En 1837, Soufflenheim comptait 55 poteries

A Soufflenheim, la tradition rapporte qu’au 12ème siècle, les potiers obtinrent de l’empereur Frédéric Barberousse le droit d’extraire gratuitement et perpétuellement l’argile du sous-sol de la forêt de Haguenau. D’après un recensement effectué en 1837, Soufflenheim comptait 55 poteries, dont la plupart était des potiers paysans. Après 1870, plusieurs potiers durent cesser leur activité. Seuls ceux dont la production présentait un caractère plus artistique réussirent à se maintenir. Ce n’est que vers les années 60 que la poterie de Soufflenheim connut une nouvelle progression sous l’impulsion du marché allemand. Aujourd’hui, une quinzaine d’ateliers continuent de perpétuer les gestes ancestraux permettant de produire les fameux moules à kougelhopf qui côtoient des pièces plus modernes aux couleurs parfois vives.

La poterie de grès, une subtile alchimie

Les potiers d’Alsace travaillent la terre argileuse en opérant un savant mélange. Suit alors tout un processus pour aboutir à la poterie de grès et ses superbes nuances de teintes.

L’argile constitue la matière de base. Le potier opère un savant mélange avec des argiles de différentes régions. Tout un processus d’addition d’eau et de broyage permet d’obtenir une pâte élastique que le potier peut travailler sur le tour. Il ajoute le décor gravé, peint ses pièces avec le bleu de cobalt comme couleur dominante. Place alors à la cuisson dans un four. Il faut attendre cinquante heures environ à 1 250°C pour que le tesson se vitrifie et devienne étanche. Le vernis transparent s’obtient par les vapeurs de sodium issues de la décomposition du sel que l’on projette dans le four en fin de cuisson. L’étrange alchimie s’est réalisée. Il faut attendre près de six jours avant que le four ne soit suffisamment refroidi pour retirer les pièces. Cette technique est de plus en plus rare, ce qui accentue l’attrait de la poterie de grès et la rend unique en France.

La poterie de terre cuite joue sur les couleurs

Du rouge au bleu, la terre réfractaire de Soufflenheim rend des tons très variés. Le savoir-faire des potiers l’enrichit aussi de nombreux motifs.

Avec l’argile ferrugineuse de leur sous-sol, les artisans font de la poterie vernissée. Ces poteries sont réalisées en une seule cuisson menée jusqu’à 950°C environ. Le tesson restant poreux permet notamment d’utiliser ces produits pour la cuisson d’aliments. C’est là que sont tournés les fameux moules à kougelhopf et les terrines à baeckeofe à partir d’une terre très résistante au feu. Leurs couleurs chaudes rendent ces poteries très attrayantes. Les motifs décoratifs, d’une extrême variété, sont peints à l’engobe. Les moules en terre vernissée peuvent avoir une forme décorative correspondant à un moment de l’année : celle d’un agneau pour Pâques, d’une grappe de raisin pour les vendanges et même d’un bébé pour un repas de baptême.

Une technique particulière : le grès émaillé

La technique du grès émaillé revisite les savoir-faire de Betschdorf à Soufflenheim. Elle offre toute une palette de couleurs et met en valeur la poterie alsacienne.

Du grès décoratif qui déploie toute une gamme de couleurs et de motifs : la technique du grès émaillé exprime un savoir-faire particulier des potiers alsaciens. Un véritable travail d’orfèvrerie souvent réalisé sur mesure et sur commande. Le procédé artisanal trace des dessins dans un mélange subtil de coloris et de nuances raffinées rehaussés de reliefs. Les poteries de grès émaillé constituent généralement des objets de décoration, pièces uniques de prestige et d’une grande beauté, services de tables et poteries utilitaires.
 

Le Raku, entre tradition et modernité

Importée du Japon, la technique du Raku offre une grande variété de sculptures issues de l’imagination du potier.

Le Raku est une technique de cuisson de poteries d’origine japonaise. Elle était jadis utilisée lors de la cérémonie du thé, dont le rituel était étroitement lié à la philosophie zen. On émaillait et on cuisait son bol avant de l’utiliser pour boire le thé. Aujourd’hui, ce procédé est employé pour réaliser des poteries très diverses, allant du simple bol à la sculpture la plus complexe. Après les opérations de tournage, de modelage et de sculpture, la poterie doit sécher lentement, plusieurs jours ou plusieurs semaines selon sa taille, son épaisseur et les conditions climatiques. La poterie subit ensuite une première cuisson (biscuitage) avant d’être émaillée. L’émaillage est une étape infiniment variée et complexe du processus céramique. Les émaux de Raku fondent et se vitrifient à une température comprise entre 820 et 980°C. Suivent l’enfumage et le nettoyage avant de découvrir la poterie.

Des recettes de nos grand-mères aux préparations les plus actuelles, la poterie alsacienne fait chanter les plats et se marie avec bonheur avec la gastronomie française.

Glossaire

Le dico du potier
De A comme argile à V comme vitrification, le vocabulaire du potier est d’une grande richesse. Petit lexique à connaître. Lire la suite

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